10 Novembre 2011
D’Henri Roorda
❚VENDREDI 3 DÉCEMBRE ❚
❚20H30❚Tarif 8 et 5
euros
❚Lieu❚ espace ICAR ensemble
scolaire Saint Léon, 28 rue Saint Léon, Nancy
Spectacle suivi d’une causerie sur l’auteur avec Gilles Losseroy, metteur en scène
17 ans après sa création, nous proposons une nouvelle version de ce spectacle, tant nous nous sommes rendus compte qu’en 17
ans, nous avions grandi avec ce texte si drôle et fraternel.
Comme le vieux Bordeaux qu’il affectionnait tant, l’univers de Roorda gagne à être goûté sur le long terme.
A l’heure où ce « pessimiste gai » commence enfin à être redécouvert, Françoise Klein remet les couverts.
A déguster sans modération…
Cie La Mazurka du Sang Noir - spectacle adapté à l'Espace Icare à St Léon
(Nancy)
Avec : Françoise Klein, qui réalise également son costume
Conception lumières (2008) : Christophe Cunat
Mise en scène : Gilles Losseroy
Remerciements : 4 Litres 12
Spectacle créé en 1996
Nous avons découvert Henri Roorda, auteur suisse né à Bruxelles en 1870, à travers le texte Mon Suicide qu’il écrivit
avant de mettre fin à ses jours en 1925. Le regard de dandy entomologiste qu’il porte sur ses congénères, son regard détaché à l’humour voilé de tragique, donnent corps à une pensée à la fois
familière et effrayante, ou l’ordinaire dérape dans l’absurde plus souvent qu’à son tour.

Proche d’Elisée Reclus et des anarchistes européens de la fin du XIXè-début du XXè siècles, Roorda qui n’hésita pas à
soutenir Ravachol, pratique lui aussi l’attentat mais avec une arme singulière : l’humour, qu’il déploie dans ses quatre Almanachs Balthasar (1923-1926) et au fil des nombreuses chroniques
hebdomadaires qu’il tient dans la presse lausannoise et quelques revues parisiennes. Dans un ton qui l’apparente autant à Vialatte qu’à Desproges, Roorda pourfend l’hypocrisie avec l’élégance
désespérée des écorchés vifs.
HENRI ROORDA
C’est une sélection de ses chroniques qui constitue le texte de notre spectacle.
Contact de la compagnie La mazurka du sang noir : lamazurka@free.fr
QUELQUES PENSEES D'HENRI ROORDA
Dans notre enfance, on nous a promis le paradis : nous l’attendons.
Les plus grands tunnels : celui du Mont-Cenis, le Saint-Gothard et le Simplon,
viennent d’Italie d’où nous viennent aussi les meilleurs macaronis…
Dans la vie, entre les repas, il n’y a que tristesse, douleur, cors aux pieds,
attente, lecture de La Modeet découragement.
La vie finit toujours assez mal.
Heureux sont ceux qui ont un mauvais estomac, car ils seront vertueux.
La vieillesse ne sert à rien. Si j’avais créé le monde, j’aurais mis l’amour à la fin de la vie.
Si personne ne faisait de l’esprit, il n’y aurait dans le monde que de la matière.
Ce serait répugnant.